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Politique

Sam Mbaka : « l’alternance politique n’apportera rien au Cameroun »

Actualité - Sam Mbaka : « l’alternance politique n’apportera rien au Cameroun »
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Le président national de l’Alliance des forces progressistes (AFP), Sam Mbaka, a appelé les leaders politiques camerounais à faire preuve d’humilité et à œuvrer dans l’intérêt général. Il s’exprimait vendredi dernier à Douala, lors d’une conférence-débat consacrée aux luttes politiques au Cameroun, à l’occasion de la présentation de ses ouvrages.


 Le 13 mars 2026, la capitale économique a en effet accueilli la dédicace de son livre intitulé « Les luttes politiques au Cameroun (1990-1991) : Acteur et témoin oculaire de la Tripartite ». À travers cet ouvrage, Sam Mbaka retrace avec précision des moments clés de l’histoire politique du pays. Il y rend également un hommage appuyé à Yondo Black, qu’il présente comme le précurseur du multipartisme au Cameroun.


 

Pour l’auteur, il est illusoire d’envisager un avenir commun si les leaders politiques se considèrent comme détenteurs d’une vérité absolue. Il invite plutôt à repenser les fondements de l’action politique. « Je suis convaincu, et je le dis haut et fort, que l’alternance politique n’apportera rien au Cameroun. Le pays a besoin d’une véritable alternative capable de le conduire vers un nouveau cap », a-t-il déclaré.


 

Dans son intervention, Sam Mbaka insiste sur la nécessité pour les Camerounais de construire eux-mêmes leur modèle de développement. « Le colon blanc est parti, mais le colon noir est resté. Travaillons ensemble pour penser un Cameroun par nous-mêmes », a-t-il lancé, plaidant également pour une meilleure appropriation des enjeux politiques dès le système éducatif.

 

Il rappelle avoir, depuis plusieurs années, appelé les acteurs politiques à se mobiliser autour de la décentralisation et à mieux faire connaître les résolutions issues de la Tripartite. Selon lui, ces enseignements sont essentiels à l’heure où le pays pourrait s’orienter vers un nouveau dialogue national.

 

Enfin, Sam Mbaka esquisse le profil du responsable politique idéal : un patriote animé par une vision claire et prêt à se sacrifier pour l’intérêt collectif. « On ne fait pas de la politique sans aimer son pays. Si l’on n’est pas patriote, il vaut mieux choisir un autre métier », a-t-il affirmé, soulignant que l’engagement politique doit avant tout être au service de la majorité.


 

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