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Politique

Franck Biya face à la vice-présidence : une trajectoire sociologique vers le pouvoir ?

Actualité -  Franck Biya face à la vice-présidence : une trajectoire sociologique vers le pouvoir ?
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Pour l’observateur politique Ousmanou Magadji, la création annoncée d’un poste de vice-président au Cameroun pourrait ouvrir la voie à une succession dynastique. Selon lui, le fils du chef de l’État, Franck Biya, apparaît comme un candidat potentiel à cette fonction stratégique.


 

Lire ici son analyse :

Garoua, 5 novembre, 2022

À son âge, sociologiquement et mentalement, il est peu probable que mon oncle Biya songe à voir quelqu’un d’autre que son fils, Franck Biya, accéder au pouvoir. C’est la parole du Bantou que je suis.

À ce stade de sa vie, le président Biya ne peut s’épuiser à réfléchir à un successeur potentiel ou à une transition démocratique complexe et pratiquement insoluble ; une telle réflexion serait intellectuellement angoissante pour un cerveau si vénérable. Au crépuscule de son existence, il agit d’instinct.

Or, l’instinct d’un Bantou veut que son fils le remplace, que ce soit à la tête d’une famille, d’une chefferie de village ou d’un pays. C’est ainsi.

Mon cousin Francky ne peut s’engager dans une telle « tournée royale » sans porter, quelque part, un destin royal, et donc présidentiel. Il est annoncé à Garoua. Ne vous y trompez pas : il ne s’agit pas d’une manœuvre de diversion orchestrée par son père. Ce dernier n’a plus ni le temps, ni l’énergie pour de telles ruses politiques.

N’espérez donc personne d’autre au pouvoir. Après Biya, c’est encore Biya. Qui pourrait s’y opposer ? L’armée ou les institutions ? Les chefferies sont tenues et entretenues par le régime de Biya et ses quarante ans d’expérience du pouvoir. Francky est en train de goûter à une « gelée royale » prémonitoire. Puisque l’on sait que les Nordistes sont les faiseurs de rois, le fait qu’il y rencontre les autorités traditionnelles et religieuses signifie qu’il n’y a plus de place au doute. On ne rencontre pas le puissant Lamido, Baba de Rey, par simple vanité.

Comme je ne suis pas un dogmatique de la démocratie, des idéologies ou des systèmes de gouvernance, il ne vous aura pas échappé que je suis un « franckiste dormant ». Dans un pays comme le nôtre, il serait inintelligent de se borner à un seul système pour évoluer. Il faut être dynamique et pragmatique : multiplier les opportunités et les expérimenter avant d’espérer la stabilité.

Espérons un FRANCK BIYA réformateur.

Ousmanou Magadji

 


 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de DIASPOCAM


 

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