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Politique

Sérail : le projet de loi sur la création du poste de vice-président sera sur la table des députés dès lundi

Actualité - Sérail : le projet de loi sur la création du poste de vice-président sera sur la table des députés dès lundi
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Un nouveau développement institutionnel majeur se profile au Cameroun. Selon un programme des travaux transmis aux députés le 29 mars 2026, l’Assemblée nationale devrait examiner, ce lundi 30 mars 2026, un projet de loi portant sur la création d’un poste de vice-président de la République.
  Un projet inscrit dans une possible révision constitutionnelle


D’après des sources proches du dossier, cette initiative s’inscrirait dans le cadre d’une révision de la Constitution, bien que les contours précis du futur poste restent encore flous à ce stade.

Toutefois, plusieurs éléments commencent à émerger :

• Le vice-président serait nommé par le chef de l’État, Paul Biya ;

• Il pourrait être chargé d’assurer l’intérim en cas d’empêchement temporaire ;

• En cas de vacance du pouvoir, il serait amené à achever le mandat présidentiel en cours.

Ce mécanisme viserait officiellement à garantir la stabilité institutionnelle et la continuité de l’État.

 Un enjeu central : la succession au sommet de l’État

Au-delà de l’argument institutionnel, ce projet ravive inévitablement la question sensible de la succession présidentielle. Pour de nombreux observateurs, la création de ce poste pourrait servir de levier de transition politique, en permettant d’anticiper et d’encadrer un éventuel passage de pouvoir.

Contrairement au dispositif actuel — où la vacance du pouvoir conduit à une transition assurée par le président du Sénat — l’instauration d’un vice-président modifierait en profondeur les équilibres institutionnels.

 Un retour à une fonction supprimée en 1972

Historiquement, le Cameroun a déjà connu la fonction de vice-président avant 1972, année de l’instauration de l’État unitaire qui avait entraîné sa suppression. Sa réintroduction marquerait donc un retour à une architecture institutionnelle ancienne, mais adaptée aux réalités politiques actuelles.

 Une reconfiguration possible de l’exécutif

 

L’introduction d’un vice-président pourrait entraîner plusieurs changements majeurs :

• Une redistribution des pouvoirs au sommet de l’État ;

• L’émergence d’un numéro deux clairement identifié dans l’exécutif ;

• Une nouvelle dynamique dans les rapports entre les institutions (Présidence, Parlement, Sénat).


 Certains analystes évoquent également des équilibres politiques à préserver, notamment entre les différentes composantes sociopolitiques du pays (régionales, linguistiques ou politiques).

 Entre attentes et interrogations

 

Si le projet suscite de nombreuses attentes, il soulève aussi plusieurs interrogations :

• Quels seront les pouvoirs réels du vice-président ?

• Quelle sera sa légitimité, étant donné qu’il serait nommé et non élu ?

• Ce poste permettra-t-il réellement de renforcer la stabilité ou accentuera-t-il les tensions politiques ?

En somme, ce projet de création d’un poste de vice-président s’inscrit dans une réflexion stratégique sur l’avenir institutionnel du Cameroun, à la croisée des enjeux de gouvernance, de stabilité et de succession politique.


 

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