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Politique

Révision constitutionnelle au Cameroun : Laurent Esso désigné pour défendre le projet de vice-présidence devant le Parlement

Actualité - Révision constitutionnelle au Cameroun : Laurent Esso désigné pour défendre le projet de vice-présidence devant le Parlement
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Le président de la République, Paul Biya, a porté son choix sur le ministre d’État, vice-Premier ministre et garde des Sceaux, Laurent Esso, pour défendre devant le Parlement réuni en congrès le projet de loi portant création d’un poste de vice-président de la République.

 

Cette désignation marque un retour au premier plan pour ce fidèle collaborateur du chef de l’État, qui a occupé au fil des années plusieurs fonctions stratégiques au sommet de l’appareil étatique.

 

 Une réforme constitutionnelle majeure

 

Le texte en discussion, examiné ce jeudi 2 avril 2026, introduit une modification profonde de la Constitution. Il prévoit la révision de plusieurs articles clés, notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66, afin d’intégrer la fonction de vice-président dans l’architecture de l’exécutif.

 

Contrairement à certains systèmes politiques, le vice-président ne sera pas élu aux côtés du président, mais nommé directement par ce dernier. Il exercera des pouvoirs délégués, entièrement révocables à la discrétion du chef de l’État.

 

Une nouvelle logique de succession

L’un des objectifs principaux de cette réforme est de clarifier les mécanismes de succession en cas de vacance du pouvoir (décès, démission ou empêchement définitif).

Dans ce nouveau schéma :

• le vice-président serait appelé à achever le mandat présidentiel en cours ;

• le rôle du président du Sénat, jusque-là central dans l’intérim, pourrait être redéfini ou réduit, même si certains ajustements restent attendus.

 

 Statut et responsabilités du vice-président

Le futur vice-président bénéficiera :

• de privilèges, avantages et immunités qui seront précisés par une loi spécifique ;

• d’une responsabilité juridique devant la Haute Cour de Justice, en cas de manquement dans l’exercice de ses fonctions.

 

Une réforme à forte portée politique

 

Cette initiative intervient dans un contexte post-électoral, après la réélection de Paul Biya en octobre 2025. Elle est perçue par de nombreux analystes comme une étape stratégique dans l’organisation de la succession au sommet de l’État.

Si elle est définitivement adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, cette révision constituerait la plus importante réforme constitutionnelle depuis celle de 2008, redessinant durablement l’équilibre des institutions camerounaises.

 

 Enjeu central

Au-delà de l’aspect juridique, cette réforme pose une question essentielle :

 celle du mode de transition du pouvoir et du contrôle de la succession dans un système où le président conserve un rôle déterminant.


 

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