Dans le cadre de l’escalade militaire qui secoue la région depuis février 2026, les infrastructures critiques de traitement de l'eau sont devenues des cibles directes.
Pour Téhéran « œil pour œil, dent pour dent ». L'Iran justifie ses actions en invoquant la légitime défense. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné qu'une frappe aérienne attribuée aux forces américano-israéliennes avait préalablement détruit une usine de dessalement sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Cette attaque a privé d’eau potable une trentaine de villages iraniens. Pour Téhéran, en frappant cette infrastructure, les États-Unis ont instauré un précédent : l’eau est devenue un objectif militaire légitime.
La situation est critique. Contrairement à l'Iran qui ne dépend du dessalement que pour environ 3 % de sa consommation nationale, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont quasiment totalement dépendants. Notamment le Koweït ou Oman qui y dépendent d’environ 90%.
Les discussions de paix entamées sous l'égide internationale stagnent. Pendant ce temps, les populations civiles du Golfe commencent à constituer des stocks de secours, craignant que le robinet ne s'arrête définitivement de couler.

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