Après un été marqué par des incendies d'une violence exceptionnelle, l'intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) passe à l'action. Un préavis de grève a été formellement déposé pour la période du 8 septembre au 20 octobre 2026.
La pression ne retombe pas sur le front de la sécurité civile. Face à l'épuisement des troupes et à ce qu'elle qualifie d'« absence de réponses concrètes » des autorités de tutelle, l'intersyndicale des Services d'incendie et de secours (SDIS) a décidé d'engager un mouvement d'ampleur sur l'ensemble du territoire national. Cette annonce fait suite à une première journée de mobilisation observée mi-août. Alors que les effectifs ont été mis à rude épreuve par une multiplication de mégafeux tout au long de l'été, les syndicats dénoncent des conditions de travail dégradées et une surcharge opérationnelle devenue insoutenable au quotidien.
Au-delà des missions traditionnelles de lutte contre les incendies, les agents dénoncent le « délestage » récurrent des missions du SAMU sur les pompiers, provoquant une saturation des secours et une perte de moyens opérationnels sur le terrain. L'intersyndicale ne demande plus de simples concertations ou annonces d'intentions, mais exige des engagements financiers et statutaires fermes. Le cahier de revendications s'articule autour de trois axes majeurs :
- Un plan de recrutement massif : les syndicats réclament la création de 21 000 postes pour renforcer les effectifs permanents dans les SDIS et pallier le sous-effectif chronique.
- La modernisation des équipements : une mise à niveau d'urgence des matériels roulants et de protection, jugés inadaptés face à l'intensification des phénomènes climatiques extrêmes.
- La santé et la sécurité des agents : une meilleure prévention des risques professionnels, une protection renforcée contre la toxicité des fumées et une reconnaissance accélérée des maladies professionnelles, dont certains cancers liés aux interventions.
Le mot d'ordre vise à faire pression sur l'exécutif au moment où se préparent les arbitrages budgétaires. Plusieurs rassemblements et manifestations sont d'ores et déjà annoncés, notamment à Paris vers la fin du mois de septembre. En vertu de la réglementation encadrant les missions de sécurité publique et de secours, le service minimum sera garanti par le biais de réquisitions d'agents, afin d'assurer la continuité de la prise en charge des urgences et de la protection des populations durant toute la durée du préavis.

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