Un grave accident de la circulation a endeuillé l’axe Douala-Yaoundé ce dimanche 23 août 2026. Une collision frontale entre un car de transport interurbain et un camion-benne a fait sept morts et dix blessés graves au lieu-dit Sikoum, au PK 41, dans le département de la Sanaga-Maritime.
Le drame s’est produit aux premières heures de la matinée. Le car transportait des habitants d’un même quartier de Douala qui regagnaient la capitale économique après avoir assisté à une cérémonie de deuil à Bafia, via Yaoundé. Toutes les victimes se trouvaient à bord du car.
Une collision d’une rare violence
Selon les premiers éléments, le car aurait dévié de sa trajectoire avant de percuter violemment le camion-benne chargé de gravier, qui arrivait en sens inverse.
Les circonstances exactes de cette sortie de voie restent toutefois à déterminer. Certaines informations évoquent une tentative de dépassement, tandis qu’une autre hypothèse fait état d’un possible assoupissement du conducteur.
Une enquête devra permettre d’établir les causes précises de l’accident et les éventuelles responsabilités.
Les forces de gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont intervenus sur les lieux. Les dix blessés ont été évacués vers l’Hôpital régional annexe d’Edéa pour recevoir des soins.
Le ministre des Transports à Edéa
Informé du drame, le ministre des Transports, Jean-Ernest Ngalle Bibehe, s’est rendu à Edéa. Il a notamment rencontré les blessés hospitalisés afin de s’enquérir de leur état de santé.
Cet accident relance une nouvelle fois les inquiétudes concernant la sécurité sur l’axe Douala-Yaoundé, l’un des corridors routiers les plus fréquentés du Cameroun.
La FOCACO a notamment pointé du doigt les caractéristiques de certains tronçons des routes nationales, notamment leur étroitesse et l’absence de séparation centrale, qui peuvent favoriser les collisions frontales.
La sécurité routière une nouvelle fois en question
Le drame de Sikoum remet au premier plan plusieurs facteurs régulièrement associés aux accidents sur les grands axes camerounais : état des routes, fatigue des conducteurs, respect des temps de repos, état mécanique des véhicules et contrôle du transport interurbain.
Alors que sept familles sont endeuillées et que dix personnes grièvement blessées sont prises en charge à Edéa, ce nouvel accident rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de sécurisation des principaux corridors routiers du pays.

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