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Enquête : Du cadmium détecté dans 80 % des paquets de pâtes vendus en France

Actualité - Enquête : Du cadmium détecté dans 80 % des paquets de pâtes vendus en France
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Une étude publiée fin août 2026 par le magazine « 60 Millions de consommateurs » alerte sur la présence quasi systématique de ce métal lourd toxique dans les assiettes des Français. Bien qu'aucun produit n'excède la limite légale, la question de l'exposition chronique inquiète les autorités sanitaires.

Les pâtes alimentaires font face à un constat préoccupant. Selon une enquête menée sur 36 références de spaghetti, penne et pâtes complètes vendues en supermarché, près de 8 paquets sur 10 contiennent des traces de cadmium, un métal lourd classé cancérigène pour l'homme. Sur le plan purement réglementaire, aucun des échantillons analysés ne dépasse la teneur maximale européenne de 0,18 mg/kg autorisée pour le blé dur. Il ne s'agit donc pas d'une alerte sanitaire immédiate ou d'une procédure de rappel de produits. Seules deux références sans gluten — de la Marque Repère (E.Leclerc) et de la marque U — se sont révélées totalement exemptes de cadmium lors du test.

Toutefois, les spécialistes et les associations de consommateurs rappellent que le principal danger du cadmium réside dans l'accumulation à long terme dans l'organisme, en particulier au niveau des reins et des os.

Le cadmium s'introduit dans la chaîne alimentaire principalement via les engrais phosphatés utilisés dans l'agriculture, qui contaminent les sols. Le blé dur absorbe particulièrement bien ce métal lourd, qui se concentre dans l'enveloppe externe du grain (le son). C'est ce qui explique pourquoi certaines références de pâtes complètes affichent des concentrations plus élevées que les pâtes blanches. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle d'ailleurs que 98 % de l'exposition au cadmium provient de l'alimentation chez les non-fumeurs, le cadmium étant également présent dans d'autres aliments courants comme le pain, le riz ou le chocolat.

Les experts de santé publique déconseillent de bannir les pâtes de l'alimentation, ces dernières restant une source importante de fibres et de nutriments. La recommandation principale repose sur la diversité :

  • Alterner les féculents : varier la consommation avec des pommes de terre, du quinoa, du riz ou des légumineuses (lentilles, pois chiches).
  • Diversifier les marques et les types de céréales : éviter de consommer systématiquement la même référence de pâtes.

Alors que la France cherche à durcir la réglementation sur l'utilisation des engrais phosphatés pour traiter le problème à la source, le débat se déplace désormais sur le terrain politique pour abaisser les seuils autorisés à l'échelle européenne.

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