La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de la santé (DGS) ont émis un avertissement conjoint concernant la circulation sur le marché français de dizaines de milliers de préservatifs présentant de graves défaillances de sécurité.
Au total, l'alerte concerne plus de 300 000 unités identifiées sur la période récente :
- Plus de 40 000 préservatifs non homologués vendus sur Internet : Une trentaine de références ont été écoulées en ligne via des marketplaces, principalement par des revendeurs tiers asiatiques. Ces produits ne disposaient d'aucun marquage CE, obligatoire pour les dispositifs médicaux, ni de notice rédigée en français. Trente-six annonces ont été supprimées par les plateformes à la demande des autorités.
- Près de 260 000 unités rappelées en magasin et pharmacie : Plusieurs procédures de rappel ont été lancées entre mai et août. Bien que disposant du marquage CE, deux séries de contrôles ont révélé des défauts matériels majeurs, notamment des risques d'éclatement ou de perforation (porosité).Les références identifiées et visées par les fiches du site officiel Rappel Conso ou par les autorités regroupent des lots spécifiques de marques comme My Lubie (rappel préventif du lot 5rri891 pour risque microbiologique/défaut de conformité), Friday Bae (marque Le Préservatif), ainsi que certains modèles des marques Okamoto (002, 003) et Sagami vendus par des tiers en ligne.
Les autorités rappellent que le préservatif reste le seul moyen efficace de protection contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) (VIH, hépatites, chlamydia…) et constitue une méthode contraceptive clé. L'utilisation d'un produit poreux ou fragile expose directement à un échec contraceptif (grossesse non désirée) ou à une contamination.
La DGS recommande aux personnes ayant utilisé des produits issus de ces lots ou achetés auprès de revendeurs non vérifiés :
- De réaliser un dépistage des IST dans un centre gratuit (CeGIDD) ou en laboratoire.
- De procéder à un test de grossesse en cas de retard de règles ou de suspicion.
La DGCCRF invite les consommateurs à contrôler systématiquement l'emballage avant utilisation :
- Le logo CE : Vérifier sa présence sur la boîte et sur l'emballage individuel.
- La langue : L'emballage et la notice d'utilisation doivent comporter des instructions rédigées en français.
- L'intégrité du sachet : Ne jamais utiliser un sachet endommagé, ouvert ou dont la date de péremption est dépassée.
- Le canal d'achat : Privilégier les pharmacies d'officine (où les préservatifs sont pris en charge à 100 % pour les moins de 26 ans), les grandes surfaces ou les sites marchands officiels.

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