Ancien chef du Bureau des renseignements à l’État-major particulier du président de la République, le capitaine Donald Effoudou Awussy Kenneth est sorti de son silence après plus de trois années passées en exil. Dans un entretien accordé au journaliste Morgan Palmer, l’officier revient sur les circonstances de son départ du Cameroun et formule de sérieuses accusations contre de hauts responsables de l’État.
Recherché pour « désertion en temps de paix », Donald Effoudou avait disparu de la scène publique. Son nom avait également été évoqué en 2023 dans une affaire de présumée tentative de corruption liée à un dossier impliquant Pat Diamand au Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Au cours de cette interview, l’ancien officier affirme avoir quitté le Cameroun en raison de menaces pesant sur sa vie. Il met notamment en cause le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, qu’il accuse d’être à l’origine de ses ennuis. À ce stade, ces accusations n’ont pas fait l’objet d’une réponse publique des personnes visées.
Selon Donald Effoudou, les poursuites engagées contre lui seraient liées à un rapport qu’il dit avoir adressé au président de la République concernant un individu qu’il soupçonnait de préparer un coup d’État. Il soutient que cette personne aurait été interpellée en possession d’armes sophistiquées avant d’être remise en liberté à la suite de pressions exercées à un haut niveau.
L’ancien responsable du renseignement affirme également détenir des informations sur de présumés réseaux de trafic de drogue, de racket et de criminalité organisée qui impliqueraient, selon lui, certaines personnalités ainsi que des responsables de la gendarmerie nationale.
Enfin, Donald Effoudou annonce qu’il compte publier prochainement de nouvelles révélations, notamment sur ce qu’il présente comme l’identité du commanditaire de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
À ce jour, ces déclarations reposent sur les affirmations de l’ancien officier et n’ont pas été confirmées par des éléments rendus publics ni par les autorités compétentes.

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