Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été démis de ses fonctions ce vendredi 24 juillet, à l’issue d’un vote des États membres de la juridiction. Il est accusé de graves fautes professionnelles liées à des allégations de harcèlement et d’inconduite sexuelle, des accusations qu’il a toujours contestées.
Selon les informations disponibles, 82 des 125 États parties au Statut de Rome ont voté en faveur de sa destitution. Il s’agit d’une décision sans précédent dans l’histoire de la CPI, qui n’avait encore jamais révoqué un procureur en exercice.
Une enquête interne avait conclu à des faits qualifiés de « faute grave », conduisant à sa suspension puis à son éviction. Karim Khan rejette les accusations et a annoncé son intention de contester cette décision par les voies légales.
Son départ ouvre désormais la voie au processus de désignation d’un nouveau procureur, tandis que les enquêtes et procédures en cours devant la CPI continueront d’être assurées par les procureurs adjoints, les mandats d’arrêt et les dossiers restant du ressort de la Cour.

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