Alors que le conflit s'éternise, l'armée ukrainienne accentue sa stratégie de riposte au cœur du territoire russe. En ciblant des infrastructures énergétiques clés à plus de 1 000 kilomètres du front, Kyiv cherche à affaiblir la machine de guerre de Moscou, provoquant d'importants dégâts matériels et des tensions sur l'approvisionnement en carburant. Face aux bombardements russes incessants contre ses propres villes et réseaux électriques, l'Ukraine a franchi un nouveau cap dans sa campagne de réponses asymétriques. En recourant à des flottes de drones de longue portée développés localement, les forces armées ukrainiennes multiplient les attaques contre des complexes industriels et énergétiques situés très loin des lignes de front.
Plusieurs installations stratégiques ont été durement touchées ces derniers jours :
- La raffinerie de Nizhnekamsk (Tatarstan) : Situé à près de 1 200 km de la frontière ukrainienne, le site pétrochimique Taneco a été visé par une attaque d'envergure, provoquant de violents incendies et la mort d'au moins 13 personnes selon les autorités locales.
- Le complexe de Salavat (Bashkortostan) : À plus de 1 300 km du front, l'un des plus grands sites de raffinage de la région a également été pris pour cible par des drones.
- La raffinerie d'Orsk (région d'Orenbourg) : Touchée par une frappe d'envergure, cette infrastructure majeure a été entièrement mise à l'arrêt, les autorités locales estimant que les réparations pourraient prendre jusqu'à six mois en raison des sanctions internationales sur les pièces détachées.
« Chaque frappe russe trouvera sa réponse. La guerre voulue par Moscou se fera de plus en plus ressentir sur son propre sol. » — Volodymyr Zelensky, président ukrainien Cette campagne systématique contre le secteur pétrolier russe commence à produire des effets tangibles. Selon les estimations militaires et économiques, près de 30 % de la capacité de raffinage du pays a été temporairement affectée ces derniers mois. En ciblant la manne financière issue des hydrocarbures, Kyiv espère priver le Kremlin d'une partie des ressources qui financent son effort militaire, tout en contraignant l'état-major russe à redéployer une partie de ses systèmes de défense antiaérienne loin de la ligne de front.

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