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Politique

JUSTICE : L’ANCIEN PRÉSIDENT SYRIEN BACHAR AL-ASSAD CONDAMNÉ À LA PEINE DE MORT PAR CONTUMACE

Actualité - JUSTICE : L’ANCIEN PRÉSIDENT SYRIEN BACHAR AL-ASSAD CONDAMNÉ À LA PEINE DE MORT PAR CONTUMACE
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Dans une décision historique marquant une étape majeure pour la justice transitionnelle syrienne, un tribunal de Damas a condamné mardi à la peine de mort l’ex-dictateur Bachar al-Assad. Reconnu coupable de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité », l’ancien président a été jugé par contumace, plus d'un an et demi après la chute de son régime en décembre 2024.

La cour a retenu contre lui une série de chefs d'accusation lourds liés aux atrocités commises durant la guerre civile débutée en 2011, notamment le meurtre avec préméditation, le meurtre d'enfants, la torture à grande échelle et les arrestations arbitraires. Le verdict ne vise pas le seul ancien chef d'État : sept autres hauts dignitaires de l'ancien appareil sécuritaire ont écopé de la même peine. Parmi eux figure son frère cadet, Maher al-Assad, autrefois à la tête de la tristement célèbre 4ᵉ division blindée de l'armée syrienne, également condamné par contumace. Sur le banc des accusés, un seul responsable de haut rang était physiquement présent dans la cage réservée aux prévenus : Atef Najib, cousin maternel de Bachar al-Assad et ex-chef de la sécurité politique dans la province de Deraa. Arrêté début 2025, il est considéré comme l'un des principaux instigateurs de la répression brutale des manifestations de 2011. Sa condamnation à mort a été accueillie par des manifestations de joie devant le tribunal, où des familles de victimes s'étaient rassemblées munies de portraits de proches tués ou disparus.

Bien que symbolique pour les centaines de milliers de victimes du conflit, l'exécution de la peine reste hors d'atteinte pour les principaux dirigeants condamnés. Depuis la prise de la capitale par les forces d'opposition menées par l'actuel président Ahmed al-Sharaa, Bachar al-Assad et son frère vivent réfugiés en Russie sous la protection de Vladimir Poutine. Si les nouvelles autorités syriennes ont formulé une demande d'extradition, Moscou n'a pour l'instant donné aucun signe favorable, continuant de faire prévaloir ses intérêts diplomatiques avec le nouveau pouvoir à Damas sans livrer l'ancien dirigeant. Membre de la commission nationale pour la justice transitionnelle, l'avocat Radeef Moustafa a souligné que cette décision représentait « une étape importante », tout en précisant que le travail d'inventaire et de jugement des crimes du régime demeurait un chantier colossal.

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