Nouveau développement dans l’affaire Georges Gilbert Baongla. Celui qui se présente comme le fils aîné du président Paul Biya a été interpellé dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026 à Édéa, dans le département de la Sanaga-Maritime, alors qu’il se rendait à Limbé.
Selon une note opérationnelle de la gendarmerie datée du 20 juillet 2026, l’interpellation a été effectuée en exécution d’un avis de recherche émis le 12 mai 2026 par le Service central des recherches judiciaires (SCRJ). Les faits visés dans cette procédure concernent notamment des soupçons de cybercriminalité, de diffamation, de propagation de fausses nouvelles et d’autres infractions.
Le document précise qu’un accident matériel de circulation s’est produit sur la Route nationale n°3, entre Pouma et Édéa, mais que cet incident n’est pas à l’origine de son arrestation.
Toujours selon cette note, Georges Gilbert Baongla aurait refusé de remettre ses téléphones portables aux enquêteurs et les aurait volontairement jetés au sol. Le rapport indique également qu’il se serait opposé à l’intervention des gendarmes, affirmant bénéficier d’un statut particulier en raison de la qualité qu’il revendique de « fils aîné du président de la République ».
Les forces de l’ordre ont finalement procédé à son embarquement avant son transfert vers Yaoundé, où il devait être présenté au SCRJ pour les besoins de l’enquête.
Cette interpellation intervient dans un contexte politique sensible. Ces dernières semaines, Georges Gilbert Baongla s’était illustré par plusieurs déclarations publiques concernant Franck Biya, dont le nom est régulièrement évoqué dans les spéculations autour de la succession présidentielle. Il avait notamment tenu des propos contestant sa filiation avec le chef de l’État.
À ce stade, les accusations relayées dans cette affaire restent des allégations. L’enquête ouverte par les autorités devra permettre d’établir les faits et les éventuelles responsabilités, dans le respect de la présomption d’innocence.

0 commentaire