Panier

  • Votre panier est vide
Sport

Vente de parts de la Coupe du monde : la FIFA au cœur d'une tempête politique et financière

Actualité - Vente de parts de la Coupe du monde : la FIFA au cœur d'une tempête politique et financière
Email : 7015

La Fédération internationale de football association (FIFA) traverse une crise de gouvernance sans précédent depuis l'annonce, le 28 juillet 2026, d'un projet visant à ouvrir le capital des droits commerciaux de ses compétitions phares à des investisseurs privés. Menacée de boycott par l'UEFA, l'instance présidée par Gianni Infantino est accusée de vouloir marchandiser l'âme du football mondial.

Au centre des tensions figure la création d'une nouvelle filiale commerciale, baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE). Valorisée à près de 20 milliards de dollars, cette structure aura pour mission de gérer l'ensemble des revenus commerciaux, de billetterie et de droits audiovisuels de la Coupe du monde masculine, du Mondial féminin et du Mondial des clubs. L'instance dirigeante prévoit de céder jusqu'à 20 % des parts de cette entité à des fonds d'investissement privés. L'objectif affiché est de lever entre 4,2 et 10 milliards de dollars afin de redistribuer ces mannes financières aux 211 fédérations membres. Selon le plan présenté par Gianni Infantino, les dotations versées à chaque fédération passeraient de 8 millions de dollars actuels à 20 millions de dollars par cycle de quatre ans. Outre l'aspect financier, l'identité des investisseurs potentiels suscite de vifs questionnements. Plusieurs sources révèlent que le fonds américain Thrive Capital, dirigé par Joshua Kushner — frère de Jared Kushner et gendre de l'ancien président américain Donald Trump —, mène les discussions pour orchestrer le tour de table aux côtés de fonds souverains.

Cette proximité politique et financière entre la direction de la FIFA et des intérêts privés américains a provoqué de fortes réactions au sein des instances internationales, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter dénonçant une dérive dommageable pour le sport. L'UEFA a réagi fermement dans un communiqué officiel. L'instance européenne estime que ce projet franchit « une ligne que les institutions dirigeantes du football ne devraient jamais franchir ».

« L'âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à marchandiser — surtout sans aucune transparence quant aux bénéficiaires financiers. Le football n'appartient à personne. La FIFA n'a pas le droit de le vendre. »

La confédération européenne examine désormais plusieurs mesures de rétorsion, allant de recours juridiques jusqu'à la menace d'un boycott des compétitions organisées par la FIFA. De son côté, la CONCACAF a exprimé sa vive inquiétude quant au manque de concertation préalable avec les acteurs du secteur. Face au tollé, la FIFA rappelle qu'elle conserve le contrôle exclusif des règles du jeu et des aspects sportifs. Le dossier doit être soumis à l'examen du Conseil de la FIFA à l'automne 2026, avant d'être éventuellement présenté au vote des 211 fédérations membres lors du prochain Congrès.

Articles similaires

0 commentaire

Vous devez vous pour laisser un commentaire.