L'hémicycle de l’Assemblée nationale d’Arménie s'est transformé en un véritable terrain d'affrontement physique. Une bagarre générale a éclaté au parlement entre les députés du parti au pouvoir, Contrat civil, et les élus des factions d'opposition, poussant la présidence à interrompre la séance et nécessitant l'intervention des services d'urgence.
La tension est montée d'un cran lors d'un débat houleux. Ce qui avait commencé par une virulente joute verbale et des insultes de tribune s'est rapidement venimé lorsque plusieurs parlementaires d'opposition se sont approchés du pupitre principal.
La confrontation a brutalement basculé dans la violence physique : des dizaines de députés ont échangé des coups de poing et des coups de pied au milieu de la salle de séance. Dans la mêlée, captée en direct par les caméras de retransmission officielle, le vice-président de l'Assemblée nationale, Vahagn Aleksanyan, a été vu projetant une chaise en direction du banc des opposants. Face au désordre grandissant, le président du Parlement, Ruben Rubinyan, a suspendu la séance. Cependant, l'interruption des travaux n'a pas suffi à apaiser les esprits. Les altercations physiques et les invectives se sont poursuivies dans les couloirs du bâtiment parlementaire, où la sécurité et d'autres élus ont tenté de séparer les belligérants.
Plusieurs parlementaires ont été blessés au cours de la rixe. Le député d'opposition Andranik Gevorgyan a notamment été vu le visage ensanglanté, tandis que d'autres élus sont sortis de la mêlée les vêtements déchirés. Une ambulance s'est rendue d'urgence sur les lieux pour administrer les premiers soins aux députés touchés. Ce violent incident s'inscrit dans un climat de polarisation extrême au sein de l'institution législative arménienne, marquée régulièrement par des blocages et des altercations musculaires entre la majorité présidentielle et ses opposants politiques. Une enquête interne a été ouverte par le bureau du Parlement afin de déterminer les responsabilités et d'examiner les éventuelles sanctions disciplinaires à l'encontre des parlementaires impliqués dans cette rixe.

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