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1er mai 2026 : Boulangers et fleuristes autorisés à faire travailler leurs salariés

Actualité - 1er mai 2026 : Boulangers et fleuristes autorisés à faire travailler leurs salariés
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Traditionnellement considéré comme le seul jour obligatoirement chômé et payé en France, le 1er mai 2026 ne verra pas pour autant tous les rideaux de fer baissés. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confirmé le 17 avril dernier que deux secteurs emblématiques de la proximité — la boulangerie-pâtisserie artisanale et la fleuristerie — bénéficieraient d’une dérogation pour faire appel à leur main-d’œuvre salariée.

Cette annonce fait suite à une série de contrôles de l'inspection du travail ayant frappé plusieurs artisans l'année dernière. Bien que la vente de pain et de muguet soit ancrée dans les mœurs du 1er mai, le Code du travail restreint strictement le travail salarié ce jour-là aux établissements dont l'activité « ne peut être interrompue » (santé, transports, usines à feu continu).

Le Gouvernement a finalement opté pour une approche pragmatique après l'échec d'une proposition de loi plus large à l'Assemblée nationale le 10 avril. L'exécutif a choisi de passer par une sécurisation ciblée pour répondre au « besoin du public lié à un usage traditionnel ».

L'ouverture des commerces de proximité ne se fera toutefois pas sans garde-fous. Selon les déclarations du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, deux principes majeurs encadrent cette mesure pour 2026 :

  1. le volontariat strict : seuls les salariés ayant donné leur accord écrit pourront être mobilisés. Aucun employé ne pourra être sanctionné ou licencié pour avoir refusé de travailler ce jour-là.
  2. Rémunération doublée : conformément à l'article L. 3133-6 du Code du travail, les salariés qui travailleront le 1er mai percevront une indemnité égale au montant de leur salaire journalier, en plus de leur rémunération habituelle. En clair, la journée est payée double.

Si le secteur de la boulangerie et les représentants des fleuristes saluent une décision de « bon sens » qui évite des amendes records, d'autres professions font part de leur mécontentement. Les syndicats de la boucherie et de la poissonnerie ont notamment dénoncé une « rupture d'égalité », ces derniers n'étant pas inclus dans le périmètre de cette autorisation exceptionnelle.

De leur côté, les syndicats de salariés restent vigilants sur l'application effective du volontariat, rappelant que le 1er mai doit rester, dans l'esprit de la loi, une exception notable au calendrier du travail en France.

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