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« Face au racisme, nos banlieues ne baisseront jamais la tête » : Aubervilliers marche en hommage à Pengo Bossio Wangi

Actualité - « Face au racisme, nos banlieues ne baisseront jamais la tête » : Aubervilliers marche en hommage à Pengo Bossio Wangi
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Deux jours après l’attentat terroriste et raciste qui a secoué Trappes et La Verrière, des centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche à Aubervilliers pour honorer la mémoire de Pengo Bossio Wangi. Le jeune combattant de MMA, arraché à la vie à l'âge de 26 ans, laisse derrière lui une communauté sportive et des proches meurtris.

L'émotion était palpable ce dimanche 25 octobre dans les rues d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Partis à la mid-journée, des centaines de participants – famille, amis, anonymes et membres de la communauté sportive – ont tenu à défiler dans le calme et la dignité. Derrière une banderole et unis par un même deuil, les marcheurs ont voulu signifier leur refus de la haine, scandant des messages de résistance face à la terreur. Ce rassemblement intervient au lendemain d'un premier moment de recueillement organisé à Trappes, près du square Louis-Pergaud où le jeune homme a été mortellement touché.

 Bossio Wangi, originaire de Poissy et formé au sein de la prestigieuse Atch Academy, était décrit par tous comme un travailleur acharné au "sourire solaire". Combattant amateur passionné, il alternait les entraînements rigoureux avec l'ambition assumée de franchir un jour le pas vers le milieu professionnel. Sa disparition brutale laisse ses partenaires d'entraînement et le monde du MMA français sous le choc, eux qui saluent unanimement son éthique de travail irréprochable et son courage.

Pour l'aider à traverser cette épreuve et financer les obsèques, une cagnotte en ligne a été ouverte par son club ; elle témoigne d'un large élan de solidarité nationale en dépassant rapidement plusieurs dizaines de milliers d'euros. Pour rappel, les faits se sont déroulés ce vendredi 23 octobre, lorsqu'un homme armé a ouvert le feu à Trappes et à La Verrière, faisant un mort – Pengo – et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans. Interpellé rapidement à Coignières en possession d'un arsenal, le suspect a vu sa garde à vue prolongée.

L'enquête, reprise par le Parquet national antiterroriste (PNAT), a été ouverte pour assassinats et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, en retenant la circonstance aggravante de la motivation raciste. En déplacement, le président de la République Emmanuel Macron a fermement dénoncé un « attentat terroriste raciste », marquant un tournant dramatique pour la nation. Alors que la justice poursuit ses investigations pour faire toute la lumière sur le parcours et les motivations du tireur – chez qui des éléments compromettants ont été retrouvés à son domicile –, la population, elle, refuse l'oubli et choisit de porter haut la mémoire de Pengo.

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