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Scandale autour du pillage de l’Or : un journaliste félicite Ferdinand Ngoh Ngoh

Actualité - Scandale autour du pillage de l’Or : un journaliste félicite Ferdinand Ngoh Ngoh
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Dans un texte à tonalité élogieuse, Albin Michel Njilo, membre du mouvement Construire Ensemble, salue la récente initiative du ministre d’État, secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. Celui-ci a instruit le Secrétariat d’État à la Défense du Cameroun de coordonner une enquête visant à faire toute la lumière sur la sortie présumée de 15 tonnes d’or du pays.


D’après l’auteur, le SGPR ne souhaite pas que ce qui est présenté comme un scandale majeur de pillage des ressources minières du Cameroun reste sans suite. Le 28 février, il a ainsi demandé l’ouverture d’une enquête, alors même que le ministre des Mines et le directeur général de la Société nationale des mines du Cameroun (Sonamines) avaient déclaré une exportation officielle de 22 kilogrammes seulement.

 

Face à ce décalage important, certains observateurs pensaient que l’affaire serait rapidement étouffée, dans un contexte marqué, selon l’auteur, par l’arrogance et le mépris de certains responsables du ministère des Mines et de la Sonamines. La découverte de cet écart entre les chiffres officiels et les volumes supposés exportés est décrite comme un scandale inédit, impliquant potentiellement des hauts responsables nommés par décret présidentiel.

 

Un acteur de la société civile originaire de la région de l’Est explique que 15 tonnes d’or représentent l’équivalent de cinq camions Dyna, s’étonnant qu’un tel volume puisse passer inaperçu. Pour lui, il est difficile de comprendre qu’un pillage d’une telle ampleur puisse être banalisé dans un pays qui mise régulièrement sur les emprunts obligataires ou les eurobonds pour financer son développement.

 

Selon l’auteur, en affirmant que seulement 22 kg d’or auraient été vendus, les responsables concernés auraient ignoré la capacité de traçabilité de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), l’organisme international chargé de promouvoir la transparence dans le secteur extractif. Les données évoqueraient plutôt plus de 15 tonnes d’or exportées en une seule année, notamment vers l’Arabie saoudite, pour une valeur estimée par certaines agences à plus de 900 milliards de FCFA.

 

Au lendemain des accusations, rappelle l’auteur, le ministre des Mines aurait rejeté la responsabilité sur les services de douane et d’autres institutions, allant jusqu’à déclarer ne pas maîtriser les circuits de sortie de l’or.

 

Pourtant, un précédent est évoqué : en 2013, après la saisie par la police et la douane de 25 kg d’or sortant frauduleusement du Cameroun, le ministre des Mines aurait écrit au directeur de l’aéroport pour demander de laisser passer le trafiquant avec son chargement.

 

Le texte souligne également que Ferdinand Ngoh Ngoh n’en est pas à sa première intervention musclée dans les dossiers sensibles. En 2022, il s’était illustré dans le dossier du gisement de fer de Mbalam-Nabeba, considéré comme l’un des plus importants au monde. Il avait notamment soutenu l’expulsion de la société australienne Sundance Resources du projet. Alors que le ministère des Mines envisageait une indemnisation d’environ 94 milliards de FCFA, le SGPR avait plutôt préconisé un arbitrage devant les tribunaux.

 

Cette position avait déclenché un bras de fer avec le ministère de la Justice concernant le choix de l’avocat chargé de représenter le Cameroun dans la procédure, certains proposant un ancien conseil de Cam Iron, la filiale locale de Sundance.


Mettons nos genoux au sol pour le Cameroun 
 

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