Une vague de chaleur extrême s’abat sur la France en cette semaine d'examens. Pour faire face à des salles transformées en « étuves », le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que les épreuves orales prévues la semaine prochaine pourront être décalées localement.
Alors que le thermomètre s'affole et pourrait frôler localement les 40°C d'ici le solstice d'été ce week-end, la logistique du baccalauréat 2026 vacille. Si les épreuves écrites de philosophie et de spécialités ont pu se tenir sans encombre majeur le matin entre le lundi 15 et le jeudi 18 juin, l'inquiétude se cristallise désormais autour des épreuves orales. Le Grand Oral des Terminales ainsi que les oraux de français pour les élèves de Première doivent débuter le lundi 22 juin. Face au constat de la vétusté thermique de nombreux lycées français, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a pris la parole pour annoncer des mesures d’urgence : les centres d'examen trop exposés à la chaleur pourront décaler leurs épreuves « de quelques heures ou de quelques jours ».
Un dispositif au cas par cas : Il ne s'agit pas d'un report national unique. La décision appartient aux recteurs d'académie, invités à trancher en fonction des réalités météo locales. Les familles et candidats concernés par ces modifications de calendrier doivent être prévenus par le rectorat d'ici le vendredi 19 juin au plus tard. L'objectif affiché est d'éviter des sessions de six à sept heures d'évaluation dans des classes mal isolées et étouffantes, ce qui nuirait à l'équité entre les candidats.
Cette situation d'urgence a immédiatement relancé le débat sur l'adaptation des infrastructures publiques au dérèglement climatique. Interpellé par les syndicats d'enseignants qui dénoncent l'impréparation de l'institution, le ministre a rappelé la répartition des rôles en France : la rénovation et l'isolation des 60 000 établissements scolaires incombent aux collectivités territoriales (les régions pour les lycées), et non directement à l'État. Un chantier colossal estimé par les experts à près de 40 milliards d'euros.
Sur le terrain, les équipes administratives et professorales tentent de s'organiser avec les moyens du bord : ventilateurs, stocks d'eau, et aération nocturne des bâtiments pour tenter de préserver un semblant de fraîcheur durant les matinées. Cette canicule précoce de juin 2026 marque un tournant historique dans l'organisation de l'Éducation nationale. Tirant les leçons de ces crises à répétition, Édouard Geffray a d'ores et déjà annoncé un virage structurel majeur pour les sessions futures.
Dès l'année prochaine (session 2027), plus aucun examen national qu'il s'agisse du baccalauréat général, technologique, professionnel ou du brevet des collèges ne sera programmé l'après-midi. Toutes les épreuves devront impérativement se concentrer sur les matinées entre 8 heures et midi, créneau durant lequel la température à l'intérieur des salles reste jugée tolérable.
En attendant cette réforme, la vigilance reste maximale pour la fin des épreuves de la session 2026, l'État surveillant de près l'évolution du dôme de chaleur qui recouvre le pays.

0 commentaire