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Politique

Révision constitutionnelle adoptée : le Cameroun se dote officiellement d’un vice-président

Actualité - Révision constitutionnelle adoptée : le Cameroun se dote officiellement d’un vice-président
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Les députés et sénateurs réunis en Congrès ont adopté, ce samedi 4 avril 2026, le projet de loi portant révision de la Constitution. Le texte, qui prévoit la création d’un poste de vice-président de la République, a été adopté à une large majorité.


 Réunis au Palais des Congrès de Yaoundé, les parlementaires ont validé un projet déjà examiné en commission, marquant ainsi un tournant majeur dans l’organisation des institutions du pays.


Un vote sans équivoque

Sur les 222 votants :

• 200 ont voté pour,

• 18 contre,

• 4 se sont abstenus.

À l’issue du scrutin, le président du Congrès, Théodore Datouo, a officialisé l’adoption du texte, ouvrant la voie à sa promulgation par le chef de l’État.


Une nouvelle architecture du pouvoir

Avec cette réforme, le Cameroun amorce une transformation profonde de son système exécutif. Désormais, le président de la République, Paul Biya, sera assisté d’un vice-président nommé, instituant ainsi un exécutif à deux têtes :

• un président élu au suffrage universel,

• un vice-président désigné par ce dernier.

 

Un changement clé dans la succession

L’un des changements majeurs introduits par cette révision concerne la vacance du pouvoir.

Dorénavant :

👉 en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif du président, le vice-président assurera la continuité en achevant le mandat en cours.


Cette disposition remplace l’ancien mécanisme qui confiait l’intérim au président du Sénat.


Prochaines étapes

Dans les prochains jours, Paul Biya devrait promulguer la loi, rendant la réforme pleinement effective. Il lui reviendra ensuite de nommer le tout premier vice-président de la République.

 

Une réforme qui divise

Si le texte a été adopté sans difficulté au Parlement, il suscite de nombreuses interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

Plusieurs figures de l’opposition dénoncent une réforme qui, selon elles, réorganise le pouvoir sans renforcer la légitimité populaire, le vice-président n’étant pas élu par les citoyens.


 Une nouvelle ère politique

Avec cette révision, le Cameroun entre dans une nouvelle phase de son évolution institutionnelle. Une réforme majeure qui redéfinit les règles du jeu politique et ouvre un nouveau chapitre dans la gestion de la succession au sommet de l’État.


 

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